Retour en photos du pèlerinage paroissial à Paray le Monial: 8 et 9 mars 2025
A l’occasion du jubilé des 350 ans des apparitions de Jésus à Sainte Marguerite-Marie ALACOQUE, la paroisse a proposé de vivre un pèlerinage à PARAY-LE-MONIAL en Bourgogne: débuter notre carême en se laissant renouveler et en vivant un cœur à cœur avec Jésus.
C’est donc à 47 que nous avons pris la route ce samedi: paroissiens et jeunes du MEJ (mouvement eucharistique des jeunes).


Après le pique-nique, à l’accueil du sanctuaire, une vidéo nous a présenté Sainte Marguerie-Marie ALACOQUE:
sa vie, ses apparitions au cours desquelles, Jésus lui révéla les secrets de son Sacré-Coeur.
Nous avons vécu la messe à la chapelle des apparitions.
pendant que les jeunes découvraient les lieux sous forme de rallye.







Ensemble à la chapelle Saint Claude de la Colombière,
nous avons écouté 2 témoignages suivis d’un temps d’adoration du Saint Sacrement.








Parcours jubilaire avec la procession aux flambeaux au travers de la ville.








La journée du dimanche a commencé avec la prière d’offrande animée par le MEJ
avec l’engagement d’ Agathe et Gabrielle.




Quelle joie d’être ensemble!




Avant de nous retrouver pour la messe dominicale à la basilique
une vidéo sur Saint Ignace de Loyola, des ateliers bricolages , chants, méditation des textes du jour nous ont été proposés.






Un petit tour par le cloitre et quelques photos…



Notre pèlerinage s’est achevé après la bénédiction et la prière du jubilé.


Un grand merci à l’équipe organisatrice

Un grand MERCI pour l’animation portée par nos jeunes Méjistes. Leur enthousiasme, leur joie communicative nous a « réveillés » dans notre foi.
Quelques témoignages:
« Merci à chacun pour leur engagement qui a permis ce cœur à cœur unique avec notre Seigneur Jésus »
« je rends grâce pour ces moments fraternels, spirituels et joyeux partagés ensembles »
« Heureux d’avoir prié ensemble, des échanges profonds, fraternels en vérité »
« Merci de nous avoir permis de découvrir un lieu qui tient à cœur pour notre début de carême«
« Un grand merci aux organisateurs qui nous ont permis de vivre intensément ce moment de ressourcement, de fraternité et de partage avec une jeunesse très impliquée »
« Un énorme merci pour ce week-end dans la paix et l’amour de Jésus »

Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes!
Consécration au cœur de Jésus
« Seigneur Jésus, Toi qui es venu allumer un feu sur la terre,
je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père et au souffle de l’Esprit Saint.
Purifie mon cœur, embrase-le d’amour et de charité.
Fais grandir en moi le désir de la sainteté.
Par le Cœur Immaculé de Marie, moi, … je me consacre tout entier à ton Coeur pour t’aimer et te servir.
Amen ! »
Pour aller plus loin , découvrir la nouvelle encyclique « Dilexit nos », sur l’amour humain et divin de Jésus du pape François:
Une nouvelle déclaration d’amour
119. Les événements de Paray-le-Monial, à la fin du XVII ème siècle, se sont déroulés sous l’influence salutaire de cette spiritualité salésienne. Sainte Marguerite-Marie Alacoque a fait le récit d’importantes apparitions entre la fin de décembre 1673 et juin 1675. De la première grande apparition, ressort essentiellement une déclaration d’amour. Jésus dit : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre ». [111]
120. Sainte Marguerite-Marie résume cela avec force et ferveur : « Il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son Sacré Cœur qu’Il m’avait toujours tenus cachés, jusqu’alors qu’Il me l’ouvrit pour la première fois, mais d’une manière si effective et sensible qu’Il ne me laissa aucun lieu d’en douter ». [112] Dans les déclarations suivantes, la beauté de ce message est réaffirmée : « Il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur amour, et jusqu’à quel excès il l’avait porté d’aimer les hommes ». [113]
121. Cette reconnaissance intense de l’amour de Jésus-Christ que sainte Marguerite-Marie nous a transmise nous offre de précieux stimulants pour notre union avec Lui. Cela ne signifie pas que nous nous sentions obligés d’accepter ou d’assumer tous les détails de cette proposition spirituelle, où, comme c’est souvent le cas, l’action divine est mêlée à des éléments humains liés à nos désirs, à nos préoccupations et à nos images intérieures. [114] Il faut toujours la relire à la lumière de l’Évangile et de la riche tradition spirituelle de l’Église, en reconnaissant tout le bien qu’elle a fait à tant de sœurs et de frères. Cela nous permet de reconnaître les dons de l’Esprit Saint dans cette expérience de foi et d’amour. Plus que les détails, le noyau du message qui nous est transmis peut se résumer dans ces mots que sainte Marguerite-Marie a entendus : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’Il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ». [115]
122. Cette manifestation est une invitation à grandir dans la rencontre avec le Christ grâce à une confiance sans réserve, jusqu’à atteindre une union pleine et définitive : « Il faut que ce divin Cœur de Jésus soit tellement substitué en la place du nôtre que Lui seul vive et agisse en nous et pour nous ; que sa volonté […] puisse agir absolument sans résistance de notre part ; et enfin que ses affections, ses pensées et ses désirs soient en la place des nôtres, mais surtout son amour, qui s’aimera Lui-même en nous et pour nous. Et ainsi, cet aimable Cœur nous étant tout en toute chose, nous pourrons dire avec saint Paul que nous ne vivons plus, mais que c’est Lui qui vit en nous ». [116]
123. Elle présente dans le premier message reçu cette expérience de manière plus personnelle, plus concrète, pleine de feu et de tendresse : « Il me demanda mon cœur, lequel je le suppliai de prendre, ce qu’Il fit, et le mit dans le sien adorable, dans lequel Il me le fit voir comme un petit atome qui se consommait dans cette ardente fournaise ». [117]
124. À un autre moment, nous constatons que celui qui se donne à nous c’est le Christ ressuscité, plein de gloire, de vie et de lumière. Certes, Il parle ailleurs des souffrances endurées pour nous et de l’ingratitude qu’Il reçoit ; mais ici ce ne sont ni le sang ni les blessures souffrantes qui ressortent, mais la lumière et le feu du Vivant. Les plaies de la Passion ne disparaissent pas mais sont transfigurées. Le Mystère pascal est ainsi exprimé dans son intégralité : « Et une fois, entre les autres, que le saint Sacrement était exposé, […] Jésus-Christ, mon doux Maître, se présenta à moi, tout éclatant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils, et de cette sacrée humanité sortaient des flammes de toutes parts, mais surtout de son adorable poitrine qui ressemblait une fournaise; et s’étant ouverte, me découvrit son tout aimant et tout aimable Cœur qui était la vive source de ces flammes. Ce fut alors qu’Il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur amour, et jusqu’à quel excès il l’avait porté, d’aimer les hommes, dont Il ne recevait que des ingratitudes et méconnaissances ». [118]
Saint Claude de La Colombière
125. Lorsque saint Claude de La Colombière prend connaissance des expériences de sainte Marguerite-Marie, il s’en fait immédiatement le défenseur et le diffuseur. Il a joué un rôle particulier dans la compréhension et la diffusion de cette dévotion au Sacré-Cœur, mais aussi dans son interprétation à la lumière de l’Évangile.
126. Certaines expressions de sainte Marguerite-Marie mal comprises pourraient conduire à une trop grande confiance dans les sacrifices et offrandes personnels. Or, saint Claude montre que la contemplation du Cœur du Christ, si elle est authentique, ne provoque pas de complaisance en soi-même ni de vaine gloire dans les expériences ou les efforts humains, mais un abandon indescriptible dans le Christ qui remplit la vie de paix, de sécurité et de résolutions. Cette confiance absolue, il l’a très bien exprimée dans une célèbre prière :
« Pour moi, mon Dieu je suis si persuadé que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous, je suis si persuadé qu’on ne peut manquer de rien quand on attend tout de vous, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci, et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes […]. Jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher […]. Que les uns attendent leur bonheur ou de leurs richesses, ou de leurs talents ; que les autres s’appuient ou sur l’innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leurs pénitences, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières, […] pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance même : cette confiance ne trompe jamais personne […]. Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être, et que c’est de vous, ô mon Dieu, que je l’espère ». [119]
127. Saint Claude écrit une note en janvier 1677, précédée de quelques lignes évoquant la certitude qu’il a de sa mission : « J’ai reconnu que Dieu voulait que je le servisse en procurant l’accomplissement de ses désirs touchant la dévotion qu’Il a suggérée à une personne à qui Il se communique fort confidemment, et pour laquelle Il a bien voulu se servir de ma faiblesse ». [120]
128. Il est important de noter comment, dans la spiritualité de La Colombière, se trouve une belle synthèse entre la riche et magnifique expérience spirituelle de sainte Marguerite-Marie et la contemplation très concrète des Exercices ignatiens. Il écrit au début de la troisième semaine du mois des Exercices : « Deux choses m’ont extrêmement touché. La première, c’est la disposition avec laquelle Jésus-Christ alla au-devant de ceux qui le cherchaient […]. Son cœur est plongé dans une horrible amertume, toutes les passions sont déchainées au-dedans de lui, toute la nature est déconcertée, et à travers tous ces désordres, toutes ces tentations, le cœur se porte droit à Dieu, ne fait pas un faux pas, ne balance point à prendre le parti que la vertu et la plus haute vertu lui suggère […]. La seconde chose, c’est la disposition de ce même cœur à l’égard de Judas qui le trahissait, des Apôtres qui l’abandonnaient lâchement, des Prêtres et des autres qui étaient les auteurs de la persécution qu’il souffrait ; il est certain que tout cela ne fut pas capable d’exciter en lui le moindre ressentiment de haine ou d’indignation […]. Je me représente donc ce cœur sans fiel, sans aigreur, plein d’une véritable tendresse pour ses ennemis ». [121]
